Égypte – Bénin : rigueur tactique et solidité mentale, les clés du défi des Guépards

Égypte – Bénin : rigueur tactique et solidité mentale, les clés du défi des Guépards

Photo : Hilary Christelle Tolo Kpadonou

Égypte – Bénin : rigueur tactique et solidité mentale, les clés du défi des Guépards

Le Bénin va disputer son deuxième quart de finale de l’histoire à une Coupe d’Afrique des Nations ce 5 janvier contre l’Égypte, au Grand stade d’Agadir.

Une rencontre sans le capitaine Steve Mounié blessé qui, selon les joueurs béninois, doit se jouer sur tous les plans du jeu.

Dodo Dokou : « être plus agressifs et tactiquement prêts »

Selon Dodo Dokou, les Guépards doivent être offensivement et défensivement meilleurs que ce qu’ils ont produit lors du dernier match de groupe contre le Sénégal. « Je pense que sur le prochain match, on doit être encore plus agressif et faire un bloc. » Il faudra aussi être tactiquement au point pour faire face aux Pharaons. « Le match doit se jouer sur le plan tactique parce que les Égyptiens sont physiquement et tactiquement prêts. On doit aussi l’être autant qu’eux, puis savoir mieux défendre », a insisté le milieu défensif de Leixões SC.

Rodolfo Aloko : plus de justesse dans les trois compartiments

L’ailier droit des Guépards, Rodopho Aloko, est également allé dans le même sens, en revenant sur la précédente sortie : « Quand tu joues contre des grandes nations comme le Sénégal, tu dois forcément savoir gérer en défense, en milieu et en attaque. On a eu beaucoup d’occasions, on a péché. Il faut savoir gérer ses dernières faiblesses et être plus concret prochainement devant les buts. »

Marcel Dandjinou : priorité au mental et à la rigueur

Le gardien de but titulaire des Guépards, Marcel Dandjinou, pense de son côté qu’il ne faudra pas prendre beaucoup de risques devant Mohamed Salah et ses coéquipiers. « Il faut être non seulement mentalement prêt, mais aussi l’être techniquement », a-t-il insisté, avant d’ajouter que le plus important dans cette confrontation ne sera pas de produire le « plus beau jeu », mais de tout donner pour gagner.

Gernot Rohr : l’envie et l’ambition d’écrire l’histoire

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’ensemble du groupe voit la situation dans le même sens. On constate que Gernot Rohr fait bien passer son discours de discernement et d’analyse auprès de ses poulains. L’important, selon lui, en dehors de ce que souligne la plupart des joueurs, « est que le match se joue dans de bonnes conditions, sans perturbations extérieures, afin que le terrain décide du vainqueur. Le Bénin n’a peut-être pas le statut, mais il a l’envie, la foi et l’ambition d’écrire une page de son histoire », a-t-il confié en conférence d’avant-match.

L’histoire n’est pas en faveur des Guépards

Le Bénin veut écrire une histoire, mais pour l’instant les chiffres militent en faveur des Pharaons.
Sur les quatre confrontations disputées entre les deux pays, l’avantage est nettement du côté des Pharaons. Les deux équipes se sont rencontrées à quatre reprises depuis 2004. Le premier duel, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, s’était soldé par un match nul spectaculaire (3-3) à Cotonou.

Lors du match retour en 2005, l’Égypte s’était imposée 4-1 au Caire. Trois ans plus tard, en match amical, les Pharaons avaient de nouveau dominé les Guépards (5-1). Enfin, à la CAN 2010, l’Égypte avait confirmé sa suprématie en s’imposant 2-0.

Au total, l’Égypte compte trois victoires contre un seul match nul, tandis que le Bénin n’a encore jamais battu les Pharaons. Côté buts, l’Égypte a inscrit 14 réalisations contre 5 pour le Bénin, soit une différence de +9 en faveur des Nord-Africains. Les Guepards doivent donc mettre tout en œuvre pour écrire l’histoire

  • Egypte Bénin c’est 5 janvier à 17h ( 16h GMT) au grand Stade d’Agadir. Le vainqueur affrontera ensuite le Nigeria ou le Mozambique, qui s’affronteront plus tard dans la journée de lundi à Fès.

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