Maroc – Cameroun : 22 ans après, une folle soirée à Rabat et une qualification en demi-finale de la CAN

Maroc – Cameroun : 22 ans après, une folle soirée à Rabat et une qualification en demi-finale de la CAN

Photo : Fédération Royale Marocaine de Football

Maroc – Cameroun : 22 ans après, une folle soirée à Rabat et une qualification en demi-finale de la CAN

Il y a des journées qui restent gravées à jamais dans la mémoire d’un journaliste… et celle du vendredi 9 janvier 2026 en fait partie. Une demi-finale de Coupe d’Afrique chez soi, 22 ans après la dernière apparition en demi-finale, c’est un rêve qui se transforme en réalité, un rêve qui rappelle celui de 2022 à la Coupe du Monde au Qatar, mais en plus tangible, plus proche, plus brûlant.

Je me souviens encore de 2004. J’avais à peine 12 ans, et ma famille avait célébré la qualification historique en finale de la CAN en Tunisie par une simple sortie pour manger une pizza. Aujourd’hui, ces mêmes vibrations, cette même excitation, m’envahissent dès l’arrivée au centre média du stade, trois heures avant le coup d’envoi.

La routine s’installe : thé marocain, quelques gâteaux, mesurer la tension qui monte. Mais cette fois, l’espace est rempli de dizaines de journalistes camerounais. Le match a son propre écho dans la zone media, chacun dans son coin, chacun absorbé par sa mission, chacun respectueux de l’autre.

De notre côté, la question revient sans cesse : “Qu’est-ce que tu en penses ?” Mon collègue Brahim, plus jeune que moi, murmure que c’est probablement la fin d’une histoire… mais que cette génération dorée du football marocain vit sa meilleure période. Moi, j’ai appris à rester prudent ; après les désillusions de 2019 en Égypte et de 2023 en Côte d’Ivoire, le football m’a enseigné la règle numéro 1 : rester pessimiste pour mieux savourer la victoire.

L’heure tourne vite. Analyse de la formation, duplex depuis le centre média… et le stress monte avant de rejoindre le cinquième étage où 64 000 supporters attendent. L’ambiance dans les tribunes est électrique, vibrante, presque palpable même depuis la presse.

Je chante l’hymne national plusieurs fois, mais celui de ce vendredi est différent : il explose dans les tribunes, dans les cœurs. Les barrières tombent, le code éthique du journaliste s’efface. On devient tous un peu fanatiques, malgré le collègue camerounais à côté, respect mutuel oblige.

Puis vient le premier but. Brahim Díaz. Un éclat qui vient de nulle part, il surgit pour mettre le ballon dans le filet. La respiration se relâche un instant, le stress de la mi-temps apaise légèrement nos cœurs. Et plus tard, dans le dernier quart d’heure, Ismail Saibari conclut la rencontre par un deuxième but précis, libérateur. On peut enfin respirer pleinement, savourer la magie d’une qualification historique.

Debout tout le long du match, je reçois un mot discret d’un gentil monsieur algérien qui travaille avec la CAF : “C’est bon, vous êtes qualifiés… tu peux t’asseoir et savourer.” Ces quelques mots suffisent pour condenser toute la tension accumulée et la transformer en euphorie.

Mercredi prochain, la demi-finale nous attend. L’enjeu est encore plus grand, le stress encore plus intense.

Vivement la Grande Finale !

Leave a Reply

Your email address will not be published.