
George Weah
Le football africain vit un nouveau scandale. Alors que la CAF a officiellement retiré le titre de champion de l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations au Sénégal pour l’attribuer au Maroc (3-0 sur tapis vert), George Weah monte au créneau. Dans un communiqué d’une rare fermeté, l’icône libérienne, ancien ministre des Sports et président du Liberia, dénonce « une décision qui blesse le football africain et sape la confiance dans son intégrité ».
George Weah
STATEMENT ON THE DECISION BY THE CONFEDERATION OF AFRICAN FOOTBALL (CAF) TO WITHDRAW THE AFCON 2025 CHAMPIONSHIP FROM SENEGAL AND AWARD TO MOROCCO.
March 18, 2026
In football, the Laws of the Game are clear: the referee on the pitch is the final authority on… pic.twitter.com/jAzom9wYwK
— Ablam GNAMESSO (@AblamGnamesso) March 19, 2026
« En football, les Lois du Jeu sont claires : l’arbitre sur le terrain est l’autorité finale », écrit George Weah. Il rappelle l’article 5 des Lois du Jeu de la FIFA, applicable par toutes les confédérations dont la CAF : « L’arbitre a pleine autorité pour faire respecter les Lois du Jeu… et ses décisions sur les faits liés au jeu sont définitives. »
Selon le communiqué, l’arbitre a laissé le match se poursuivre après le départ des Sénégalais, a disputé les prolongations et a validé un résultat sur le terrain. Le rapport d’après-match de l’officiel mentionne bien une « interruption » et non un forfait, tout en recommandant des sanctions disciplinaires. Pour George Weah, la CAF n’avait pas le droit de revenir sur cette décision une fois le coup de sifflet final donné.
Le triple Ballon d’Or africain (1989, 1994, 1995) va plus loin : « Cette décision post-match ouvre une pente glissante où des fonctionnaires de comité pourront annuler penalties, hors-jeu ou cartons rouges après coup. Le football doit se décider sur le terrain, pas dans une salle de réunion. » Weah n’hésite pas à qualifier la décision de la CAF de « cicatrice supplémentaire » pour le football africain et appelle le Tribunal arbitral du sport (TAS) à « agir avec fermeté pour que cette injustice ne tienne pas ».
Cette prise de position d’une légende incontestée du continent risque de faire trembler les instances dirigeantes de la CAF. Au Sénégal, où la colère est déjà vive après la finale avortée, le communiqué de George Weah est perçu comme un soutien moral de poids. Au Maroc, le silence reste pour l’instant de mise.