
Véron Mosengo-Omba
Après plus de quatre ans à la tête de l’administration de la Confédération Africaine de Football (CAF), Véron Mosengo-Omba a officiellement annoncé sa démission du poste de secrétaire général. Une page se tourne pour l’institution continentale, marquée par d’importantes réformes mais aussi par des polémiques récurrentes.
Dans un communiqué publié ce dimanche 29 mars depuis Le Caire, l’homme fort de l’administration de la CAF explique sa décision : « Après plus de 30 ans d’une carrière professionnelle internationale au service d’un football idéal capable de rassembler, d’éduquer et de créer des opportunités porteuses d’espoir, j’ai pris la décision de quitter mes fonctions de Secrétaire Général de la CAF pour me consacrer à des projets plus personnels. »
Véron Mosengo-Omba, d’origine congolaise (RDC) et de nationalité suisse, était en poste depuis mars 2021. Il était largement considéré comme le numéro deux influent de la CAF, voire comme l’homme clé des opérations quotidiennes sous la présidence de Patrice Motsepe. Son départ intervient quelques jours après la réélection de ce dernier à la tête de l’institution.
Dans son texte, l’ex-secrétaire général, Véron Mosengo-Omba, affirme partir « sereinement et sans contrainte » après avoir levé « les soupçons que certains se sont donnés beaucoup de mal à faire peser sur moi », laissant derrière lui « une CAF prospère comme jamais ». Il remercie chaleureusement le président Motsepe, ses équipes et tous ceux qui ont contribué aux « avancées réelles et remarquées » du football africain, tout en souhaitant que « les progrès réalisés perdurent et se poursuivent ».
🚨 OFFICIEL : Veron Mosengo quitte la CAF
Ayant atteint la limite d’âge en fonction depuis le 15 octobre dernier, Veron Mosengo Omba a enfin quitté son poste de secrétaire général de la CAF.
Son passage à la CAF aura été marqué, selon un article de Romain Molina, par une… pic.twitter.com/Sm3ex70JO3
— Inside Foot 243 (@Inside_foot243) March 29, 2026
Cette démission survient dans un climat marqué par des débats internes sur le dépassement de l’âge de retraite statutaire à la CAF. Âgé de 66 ans, Véron Mosengo-Omba avait bénéficié d’une extension de mandat, mais plusieurs voix au sein du Comité exécutif de la CAF avaient récemment remis en cause la légalité de sa présence prolongée au poste.
Des accusations de gestion autoritaire, de création d’une « culture de la peur » et de concentration excessive de pouvoir avaient également circulé ces derniers mois, bien que des enquêtes sur d’éventuelles irrégularités aient été classées sans suite dans certains cas.
Son bilan reste contrasté : beaucoup lui reconnaissent un rôle majeur dans la modernisation et la professionnalisation de la CAF, avec des avancées en matière de compétitions, de marketing et de gouvernance. D’autres lui reprochent une gestion trop centralisée.
Le départ de Véron Mosengo-Omba ouvre la voie à une succession importante. Des noms circulent déjà pour le remplacer, dont celui de Samson Adamu, le Nigérian, en charge des compétitions, qui pourrait assurer l’intérim dans un premier temps.