
Al Hilal - RS Berkane
Le club soudanais d’Al-Hilal a décidé d’accorder un dernier délai à la Confédération Africaine de Football (CAF) avant d’envoyer son litige avec la Renaissance Sportive de Berkane (RS Berkane) jusqu’au Tribunal Arbitral du Sport (TAS/CAS).
Dans un courrier officiel envoyé ce vendredi 3 avril 2026 par son avocat Pedro, Al-Hilal a précisé une mise en demeure à la commission de discipline de la CAF, à plusieurs responsables du comité exécutif ainsi qu’à la Fédération soudanaise de football. Le club exige une réponse détaillée et urgente à ses multiples correspondances.
La polémique est née lors des quarts de finale de la Ligue des Champions de la CAF, saison 2025-2026. La Renaissance Sportive de Berkane s’est qualifiée aux dépens d’Al-Hilal après un match nul 1-1 à l’aller au Maroc et une victoire 1-0 au retour. Le club soudanais conteste vivement la légalité de la participation du joueur marocain Hamza El Moussaoui.
Al-Hilal accuse le joueur d’avoir évolué alors qu’il faisait l’objet d’une suspension provisoire de 30 jours pour un contrôle positif à des substances interdites dont des corticoïdes, suite à un test réalisé le 24 janvier 2026 lors d’un match de Berkane contre Pyramids FC d’Égypte. Selon les Soudanais, la CAF avait officiellement notifié cette suspension le 11 mars, soit 48 heures seulement avant la confrontation, avant de la lever mystérieusement le jour du match.
🚨URGENT! Al Hilal a déposé un recours auprès de CAF ⚖️ contre la RS Berkane et Hamza El Moussaoui.
Le club affirme que le joueur aurait été contrôlé positif au dopage 🚫 et était donc suspendu.
La CAF examine actuellement le dossier ⏳. pic.twitter.com/QVfM35WnwK— KoraMaroc (@AtKoraMaroc) March 30, 2026
Al-Hilal réclame des mesures conservatoires immédiates : la suspension de toute participation de la Renaissance Sportive de Berkane aux compétitions CAF ou FIFA tant que l’affaire n’est pas tranchée.
Le club soudanais avait déjà accordé un délai de 48 heures dans une correspondance précédente. Celui-ci a expiré le 1er avril sans aucune réponse de la CAF, malgré quatre communications officielles envoyées entre le 23 et le 30 mars 2026. Al-Hilal dénonce un silence de 11 jours de la part de la CAF.
Dans son nouveau courrier, le club accorde donc à la CAF une ultime chance : répondre de manière détaillée à toutes ses demandes avant la fin de la journée du 3 avril 2026. En cas de non-réponse, Al-Hilal se dit prêt à saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), muni de plus de 13 documents à l’appui de ses accusations.
Cette affaire jette une ombre sur la fin de la Ligue des Champions de la CAF, saison 2025-2026. La Renaissance Sportive de Berkane affrontera en demi-finale le Raja Casablanca dans un duel 100 % marocain, tandis que l’Espérance de Tunis rencontrera Mamelodi Sundowns. Un éventuel renversement de résultat ou une disqualification de Berkane pourrait rebattre les cartes du tableau.
De son côté, l’entourage de la Renaissance Sportive de Berkane affirme que la participation de Hamza El Moussaoui était parfaitement légale, soutenue par des documents officiels de la CAF et des justifications médicales telles que médicament contre les allergies.
Ce dossier intervient dans un climat déjà tendu pour la CAF, régulièrement signalée pour sa gestion des litiges et des questions disciplinaires. Al-Hilal, l’un des clubs les plus titrés et influents du continent, semble déterminé à aller jusqu’au bout pour défendre ce qu’il considère comme une violation flagrante du fair-play et des règles antidopage.
La balle est désormais dans le camp de la CAF. Une réponse rapide et transparente pourrait éviter une longue bataille juridique qui risquerait de ternir davantage l’image des compétitions africaines. L’affaire est à suivre de très près.