
Photo : Fédération Royale Marocaine de Football
Le doute s’est installé. À peine refermée la parenthèse de la CAN 2025, un parfum d’incertitude entoure désormais l’avenir de Walid Regragui à la tête de la sélection marocaine.
Le revers en finale à Rabat a laissé des traces, sportives autant que psychologiques, et le débat agite déjà la rue comme les cercles dirigeants : Regragui restera-t-il en place jusqu’au Mondial 2026 ?
Selon les informations recueillies par Pan-Africa Football auprès de sources proches du dossier, Fouzi Lekjaa a choisi de temporiser. Le président de la Fédération a accordé quelques jours de répit à son sélectionneur, histoire de souffler après une compétition usante et d’éviter toute décision sous tension.
Mais une réunion décisive est attendue : elle servira à dresser le bilan complet de la CAN, disséquer les choix opérés et, surtout, dessiner les contours du projet en vue de la Coupe du monde aux États-Unis l’été prochain.
Dans l’entourage du technicien marocain, le flou demeure. Regragui aurait confié à des proches ne pas exclure une démission, malgré un contrat courant jusqu’à fin 2026. Certains de ses engagements passés lui retombent dessus : sa sortie médiatique dans l’émission espagnole El Chiringuito, dans laquelle il affirmait qu’un échec à domicile en CAN ouvrirait la porte à son départ, refait surface avec insistance. Les pressions subies ces dernières semaines — sportives, médiatiques et émotionnelles — ajoutent au climat pesant.
Le mutisme du sélectionneur en conférence de presse, dimanche soir à Rabat, n’a fait qu’accentuer les spéculations. Interpellé sur une éventuelle démission « aujourd’hui ou demain », Regragui n’a pas répondu. Une esquive qui vaut aveu pour certains, simple prudence pour d’autres.
Dans ce contexte électrique, plusieurs pistes se dessinent. À la Fédération, l’option d’une reconduction n’est pas écartée : Lekjaa avait déjà maintenu Regragui en poste après l’élimination précoce en Côte d’Ivoire lors de la CAN 2023. Mais l’hypothèse d’un changement avant le Mondial 2026 gagne du terrain.
Plusieurs techniciens marocains se tiennent prêts. Le nom qui revient avec le plus d’insistance est celui de Tarik Sektioui, auteur d’une trajectoire ascendante : médaille de bronze aux JO de Paris 2024, sacre au CHAN, et tout récemment titre de la Coupe arabe au Qatar.
Le Maroc entre ainsi dans une zone de turbulences. Entre continuité et rupture, la décision s’annonce structurante pour le court terme… comme pour l’histoire récente des Lions de l’Atlas. Les prochains jours diront si Walid Regragui fera encore partie du voyage vers les États-Unis. Ou si la page se tourne plus tôt que prévu.