
Supporters sénégalais
Après une audience particulièrement tendue, marquée par les plaidoiries des avocats des deux parties, les juges ont condamné les prévenus à des peines de prison ferme différenciées selon le degré d’implication retenu : Neuf (9) supporters ont écopé d’un (1) an de prison ferme, assorti d’une amende de 5 000 dirhams chacun (environ 460 euros ou 325 000 FCFA), Six (6) autres ont été condamnés à six (6) mois de prison ferme, avec une amende de 2 000 dirhams par personne (environ 180 euros ou 125 000 FCFA). Les trois (3) derniers ont reçu une peine de trois (3) mois de prison ferme et une amende de 1 200 dirhams chacun (environ 110 euros ou 75 000 FCFA, selon les taux de change variables).
Ces condamnations sont exécutoires et s’accompagnent des poursuites initiales pour hooliganisme, tentative d’interruption d’une manifestation sportive, violences contre les forces de l’ordre et superviseurs du stade, dégradation volontaire d’installations et jets de projectiles dont un siège lancé sur la pelouse.
Jugement Tribunal Rabat🇲🇦
Les peines ont été réparties comme suit :
neuf (9) supporters ont été condamnés à un (1) an de prison ferme et devront chacun s’acquitter d’une amende de 5 000 dirhams, soit environ 325 000 FCFA.Six (6) autres ont écopé de six (6) mois de prison… pic.twitter.com/kvwZulrTv4
— Taggat (@taggatsn) February 19, 2026
Le parquet avait requis jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun des accusés, insistant sur la gravité des actes diffusés en direct à la télévision et sur les dommages matériels estimés à plus de 370 000 euros. Les prévenus, détenus depuis près d’un mois, ont nié les charges les plus lourdes ou minimisé leur rôle.
La Fédération sénégalaise de football (FSF) a réagi dans un communiqué, confirmant les peines et évoquant une audience tendue. De son côté, l’avocat des 18 supporters notamment Me Patrick Kabou, a qualifié le jugement d’incompréhensible, accusant ses clients d’être traités en boucs émissaires. La défense a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel.
Ce verdict intervient alors que le Maroc avait vanté une organisation exemplaire de la CAN 2025. Les incidents de la finale avaient toutefois suscité une vive polémique, relançant les débats sur la sécurité des stades et la gestion des supporters étrangers lors des grandes compétitions africaines.