CAN 2025 : Le patron des arbitres de la CAF, défend une position controversée sur l’affaire de la serviette

CAN 2025 : Le patron des arbitres de la CAF, défend une position controversée sur l’affaire de la serviette

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CAN 2025 : Le patron des arbitres de la CAF, défend une position controversée sur l’affaire de la serviette

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN 2025, disputée au Maroc entre le pays hôte et le Sénégal, restera dans les mémoires non seulement pour la victoire sénégalaise (1-0 après prolongation, mais de Pape Gueye), mais aussi pour un épisode surréaliste : l’affaire de la serviette.

Dans les dernières minutes du match, une serviette appartenant au gardien sénégalais Édouard Mendy, placée près de sa ligne de but, a suscité une vive réaction de la part des joueurs marocains, de ramasseurs de balle et même de membres de la sécurité. Ces derniers ont tenté de la retirer, provoquant une brève interruption, des tensions sur le terrain et des images choquantes, notamment lorsque la doublure Yehvann Diouf a été bousculée et poursuivie pour défendre le fameux tissu.

Plus d’une semaine après les faits, Olivier Safari Kabene, président de la Commission des arbitres de la Confédération Africaine de Football (CAF), s’est exprimé sur Canal+ Sport Afrique. Ses propositions ont surpris et divisé l’opinion.

Pour le responsable congolais, la faute ne revient pas aux personnes qui ont tenté d’enlever la serviette, mais bien aux gardiens eux-mêmes. « La serviette n’est pas un équipement officiel d’un joueur ou d’un gardien, at-il déclaré. Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, cela doit se faire de manière très sportive et avec plus de fair-play. Dès lors que celui-ci commence à crier ou à influencer le jeu, je pense que cette serviette doit être tenue loin de cet espace de jeu. »

Olivier Safari Kaben a insisté : « La serviette doit être éloignée du gardien, car elle peut affecter le déroulement du match. » Selon lui, cet objet peut constituer une forme de « jeu psychologique », déranger l’adversaire, obstruer la vue de l’arbitre sur la ligne de but ou même interférer avec le ballon dans certaines situations. Olivier Safari Kaben a également averti que l’usage de tels objets dans le stade pourrait être considéré comme un comportement inacceptable et éventuellement sanctionné à l’avenir : « CAF ne tolera plus que des objets utilisés comme outils de distraction psychologique ou d’influence sur le match. »

Cette prise de position a suscité de vives réactions.

De nombreux observateurs, supporters sénégalais en tête, y voient une forme d’inversion accusatoire : au lieu de condamner les intrusions répétées sur le terrain déjà survenues en demi-finale, la CAF semble pointer du doigt les gardiens victimes. Des médias marocains et internationaux ont rapporté que les ramasseurs de balle et stewards ne devraient pas être sanctionnés, leurs actions étant jugées « justifiées » par le chef des arbitres. Cette polémique s’ajoute au chaos général de la finale de la guerre, envahissement partiel, incidents divers) et intervient alors qu’une nouvelle affaire similaire à éclaté récemment lors d’un match de Coupe de la CAF au Maroc, avec des tentatives d’enlèvement de serviettes d’une équipe congolaise.

Reste à savoir si la CAF ira jusqu’à dicter de nouvelles règles claires interdisant formellement les serviettes près des buts, ou si elle sanctionnera certains gardiens pour « manque de fair-play » 

En attendant, l’épisode de la serviette de la CAN 2025 continue sans doute d’alimenter les débats sur l’organisation, l’arbitrage et le fair-play dans le football africain.

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