CAN 2025 : l’Afrique de l’Ouest impose sa suprématie

CAN 2025 : l’Afrique de l’Ouest impose sa suprématie

Photo : Hilary Christelle Tolo Kpadonou pour Pan-Africa Football

CAN 2025 : l’Afrique de l’Ouest impose sa suprématie

À l’issue de la phase de groupes, l’Afrique de l’Ouest est en nombre au second tour de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (CAN 2025). Six sélections issues de la sous-région, à savoir le Mali, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal et le Bénin, ont franchi le premier tour, en confirmant pour certaines leur présence régulière à ce stade de la compétition.

Pour l’ancien international burkinabè Adama Guira, cette situation traduit une évolution de fond. Selon lui, la densité de joueurs ouest-africains engagés dans les grands championnats européens constitue l’un des leviers majeurs de cette compétitivité. « Ces équipes ont des effectifs vraiment fournis, qui ont le plus grand nombre de joueurs dans les plus grands championnats européens. C’est tout naturellement que leur niveau soit un peu plus élevé que les autres », souligne-t-il.

Cette performance ne reflète nécessairement pas le réel niveau du football dans tous les pays ouest-africains, a reconnu Anthony Pla. Selon l’analyste sportif, il ne faudra pas se focaliser seulement sur les équipes nationales A et sur leur niveau. « J’entends par cela les binationaux, qui sont quand même encore omniprésents dans les sélections », a-t-il insisté.

Il s’est appuyé sur les avancées du champion d’Afrique 2021 pour mettre en évidence le travail qui se fait dans certains pays.

« Le Sénégal, avec son travail de fond et sa formation depuis ces dernières années, a fini premier de son groupe quatre fois sur les cinq dernières éditions. Cela leur était arrivé seulement une seule fois sur les treize éditions précédentes », a-t-il ajouté, avant de préciser que les mauvais résultats dans certains pays sont aussi alarmants. « Il y a un énorme progrès dans la formation dans certains pays, pas tous. Malheureusement, on a quand même une grande nation, le Ghana, qui est absente de cette CAN. Et donc, on a du positif d’un côté, mais du négatif aussi de l’autre ».

Sur le plan du jeu, Adama Guira constate néanmoins une élévation générale des standards. Le « niveau technico-tactique » s’est resserré et a rendu les confrontations plus équilibrées. « Les équipes se rapprochent dans leur capacité à répondre aux exigences physiques et tactiques », analyse-t-il.

Le moins expérimenté du lot

Dans ce contexte, le Bénin avance avec un statut particulier. Moins exposé, parlant de meilleurs palmarès, que certains voisins, il aborde les huitièmes de finale sans pression excessive contre les Pharaons de l’Égypte, l’équipe la plus titrée de l’histoire de la CAN avec sept trophées. Anthony Pla rappelle que cette posture peut constituer un atout. « Si quelque chose de spécial peut se passer, c’est à la Coupe d’Afrique des Nations ». Et on se souvient de 2019, où le Bénin n’avait pas gagné le moindre match en phase de poule. Et pourtant, ils ont sorti le Maroc au tir au but », affirme-t-il, en référence aux précédentes campagnes béninoises marquées par des scénarios inattendus.

Opposés à l’Égypte, les Guépards devront composer avec un adversaire expérimenté, mais pas hors d’atteinte. Adama Guira, de son côté, insiste sur la qualité tactique des Nord-Africains, tout en admettant que le format de la compétition laisse peu de place aux certitudes.

Un nouveau titre pour l’Afrique de l’Ouest ?

Adama Guira prédit aussi une victoire continentale d’une équipe de la zone UFOA. « Je vois logiquement une des équipes ouest-africaines, même de la zone de l’UFOA B, en finale ».

Après deux matches de huitièmes de finale, ceci peut sembler se confirmer puisque deux sur les six représentants ouest-africains ont déjà validé leur billet pour les quarts de finale. Il s’agit du Sénégal, vainqueur du Soudan (3-1), et du Mali, tombeur de la Tunisie en huitième de finale. Même si les deux équipes s’affronteront en quart de finale et qu’une devra sortir de la course, l’autre aura l’opportunité de continuer l’aventure.

Mais avant les quarts de finale, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, deux des grands candidats au titre, se croiseront en huitième de finale et l’un d’entre eux sera forcément hors course. Et il restera le Nigeria, finaliste de la CAN 2023, dans la course, qui réalise pour l’instant l’une des meilleures statistiques de la compétition.

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