
CAN 2025
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN 2025, opposant le Sénégal au Maroc, restera gravée dans les annales du football africain non pas seulement pour son enjeu sportif, mais pour les regrettables incidents qui ont émaillé la rencontre. Alors que les Lions de la Téranga et les Lions de l’Atlas s’affrontaient pour le titre suprême, des perturbations ont conduit à une interruption temporaire du match, impliquant des membres du staff sénégalais et des joueurs. Aujourd’hui, le Sénégal fait face à des sanctions potentielles de la part de la Confédération Africaine de Football (CAF), tandis que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) annonce qu’elle a saisi les instances compétentes de la CAF ainsi que de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).
La finale de la CAN 2025, disputée dans un stade comble et sous haute tension, a vu des membres du staff technique sénégalais inciter des joueurs à quitter le terrain en signe de protestation contre des décisions arbitrales controversées. Cette action a provoqué une interruption de plusieurs minutes, perturbant le déroulement du jeu et alimentant les débats sur le fair-play. Bien que le match ait repris et se soit conclu par une victoire des Lions de la Téranga du Sénégal (1-0), ces événements ont immédiatement suscité des réactions vives de part et d’autre.
La FRMF n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué officiel publié, elle a déclaré : « Qu’elle a saisi les instances compétentes de la Confédération Africaine de Football (CAF) ainsi que de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), conformément aux procédures légales en vigueur, à la suite du retrait de la sélection sénégalaise du terrain lors du match de la finale face à l’équipe nationale marocaine. » Cette démarche vise à obtenir une enquête approfondie et des mesures exemplaires, soulignant que de tels incidents portent atteinte à l’intégrité de la compétition.
Communiqué de la Fédération Royale Marocaine de Football
La Fédération Royale Marocaine de Football annonce qu’elle a saisi les instances compétentes de la Confédération Africaine de Football (CAF) ainsi que de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA),… pic.twitter.com/vQL8JjtreJ
— Ablam GNAMESSO (@AblamGnamesso) January 19, 2026
Alors que la commission de discipline de la CAF doit rendre sa décision dans les prochains jours, des recommandations ont déjà filtrées. Basées sur les rapports des officiels du match et les vidéos analysées, elles pointent du doigt la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) et son encadrement. Pour la Fédération sénégalaise de football, un avertissement officiel accompagné d’une amende pouvant atteindre 300 000 dollars américains. Cette pénalité financière vise à dissuader toute répétition de tels actes, constitue comme une entrave au bon déroulement des compétitions internationales.
Pour les membres du staff technique de l’équipe nationale du Sénégal impliqués, une suspension d’au moins 4 matchs, assortie d’une amende minimale de 10 000 dollars par personne. Ces sanctions touchaient directement les entraîneurs ou adjoints ayant participé activement aux perturbations.
Pour les instigateurs de l’abandon temporaire du terrain, une suspension d’au moins 2 matchs pour les individus, qu’il s’agisse de joueurs, de staff ou d’officiels, ayant encouragé les joueurs à quitter le terrain. Cette mesure met l’accent sur la responsabilité collective et individuelle dans le maintien de l’esprit sportif.
Ces recommandations s’appuient sur les articles du règlement disciplinaire de la CAF, qui imposent des peines graduées en fonction de la gravité des infractions. Elles ne mentionnent toutefois pas d’autres allégations circulant sur les réseaux sociaux, telles que des vols de serviettes dans les vestiaires ou d’autres comportements antisportifs mineurs, qui n’ont pas été retenus dans les rapports officiels pour le moment.
Cette affaire n’est pas isolée. La CAN 2025, organisée au Maroc, a été marquée par une organisation exemplaire, mais aussi par des tensions géopolitiques sous-jacentes entre les deux nations. Le Sénégal, locataire du titre depuis 2022, visitait un doublé historique, mais les incidents ont éclipsé les performances sur le terrain. Des experts comme l’ancien arbitre international égyptien Gamal Al-Ghandour estiment que « ces sanctions, si confirmées, pourraient servir de précédent pour renforcer la discipline dans les compétitions africaines ».
Du côté sénégalais, la FSF n’a pas encore réagi efficacement, mais des sources internes indiquant une volonté de coopération avec la CAF tout en contestant certaines interprétations des faits. Une suspension des effectifs pourrait perturber la préparation des Lions pour les éliminatoires de la CAN 2027, tandis que l’amendement représenterait un coup d’État dur financier pour une fédération déjà confrontée à des défis budgétaires.
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Les voleurs ont été rattrapés. pic.twitter.com/Q0FK9MMoCv
— Instant Foot ⚽️ (@lnstantFoot) January 18, 2026
La FRMF, quant à elle, insiste sur la nécessité d’une justice rapide. En saisissant la FIFA, elle espère élargir le débat à l’échelle mondiale, entraînant des sanctions supplémentaires si des violations des codes éthiques sont prouvées.
Alors que la commission de discipline délibère, le monde du football africain retient son souffle. Ces incidents rappellent l’importance du respect mutuel dans un sport qui unit le continent. Espérons que les sanctions, quelles qu’elles soient, contribueront à un avenir plus serein pour la CAN. Le Sénégal, nation de football passionnée, devra tirer les leçons de cette épreuve pour rebondir plus fort.