La CAN des Lions… ou l’Ambulance en Marche ? Les zones d’ombre du staff médical marocain

La CAN des Lions… ou l’Ambulance en Marche ? Les zones d’ombre du staff médical marocain

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La CAN des Lions… ou l’Ambulance en Marche ? Les zones d’ombre du staff médical marocain

Le public sportif marocain interpelle aujourd’hui le staff médical de l’équipe nationale A sur la gestion de l’état de santé des joueurs durant la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Une série d’interventions chirurgicales annoncées après le retour des internationaux dans leurs clubs relance les interrogations et impose une évaluation objective du travail accompli pendant le tournoi.

Hamza Igamane, attaquant du LOSC, a publié une photographie après une opération du genou qu’il a dû subir à la suite de la finale perdue face au Sénégal. Les examens ont révélé une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, une blessure lourde qui l’éloignera durablement des terrains. 

Une situation d’autant plus interpellante que le staff médical des Lions de l’Atlas n’a diffusé aucun rapport sur sa condition physique durant la CAN, alors même que des médias français avaient déjà évoqué des doutes quant à sa capacité à disputer la compétition. Le coach de Lille, Bruno Genesio, avait d’ailleurs exprimé ses réserves avant le début du tournoi.

Sofyan Amrabat, milieu de terrain du Real Betis, a lui aussi été opéré récemment aux Pays-Bas. L’intervention, réalisée par arthroscopie, a consisté en un nettoyage de la cheville droite, nécessitant plusieurs mois de convalescence avant un retour espéré à la compétition. Là encore, le contraste est saisissant : le joueur apparaissait en pleine préparation physique lors de la finale contre le Sénégal, effectuant même des exercices d’échauffement en vue d’entrer en jeu.

Autre surprise pour le public marocain : l’annonce de la blessure de Munir El Kajoui — remplaçant de Yassine Bounou pendant la CAN — dont la nature n’a été révélée qu’après le tournoi. Le manque d’informations durant la compétition a alimenté l’incompréhension autour du suivi médical des Lions de l’Atlas.

 

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Eliesse Ben Seghir, utilisé par Walid Regragui durant le tournoi, n’a pas échappé, lui non plus, au passage par « l’infirmerie post-CAN ». Le Bayer Leverkusen a communiqué sur une blessure à la cheville qui tiendra le jeune international éloigné des terrains pour une longue période. 

Les examens ont confirmé qu’il s’était blessé lors d’une séance d’entraînement avec l’équipe nationale pendant la compétition, une information que le staff médical marocain n’avait pas rendue publique. Pire encore, son absence lors d’un entraînement ouvert à la presse avait été attribuée officiellement à un simple rhume.

 

Une pression croissante des clubs européens

Cette accumulation de blessures sérieuses constatées après la CAN ne concerne pas uniquement l’opinion publique marocaine. Plusieurs clubs européens, directement impactés par l’indisponibilité prolongée de leurs joueurs, suivent la situation avec attention. La question de la responsabilité médicale lors des compétitions internationales est un sujet sensible, souvent source de tensions entre sélections nationales et employeurs des joueurs.

Communication et transparence en question

Au-delà des décisions médicales elles-mêmes, c’est la stratégie de communication du staff médical des Lions de l’Atlas qui cristallise les critiques. L’absence de bulletins médicaux détaillés, les diagnostics révélés tardivement et certaines justificatios jugées approximatives ont contribué à nourrir la méfiance.

Le staff médical des Lions de l’Atlas est aujourd’hui au centre d’une vive controverse après la dernière Coupe d’Afrique des Nations, alors que plusieurs blessures graves ont été révélées après le retour des joueurs en club. Le staff médical marocain est aujourd’hui au centre d’une vive controverse après la dernière Coupe d’Afrique des Nations…

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