Coupe de France : première en fanfare pour Yassine Gessime avec Strasbourg

Coupe de France : première en fanfare pour Yassine Gessime avec Strasbourg

Photo : Racing Club de Strasbourg

Coupe de France : première en fanfare pour Yassine Gessime avec Strasbourg

Ce mardi soir, la Coupe de France offrait au Racing Club Strasbourg un quart de finale à domicile face au Stade de Reims. Une affiche à enjeu, mais aussi une opportunité. Celle, pour Gary O’Neil, de redistribuer les cartes et d’offrir du temps de jeu à certains profils en attente de lumière. Parmi eux, l’internationale espoir marocain Yassine Gessime.

Recruté cet hiver en provenance de l’USL Dunckerque  (L2), le jeune ailier de 20 ans honorait sa première titularisation sous ses nouvelles couleurs. Arrivé en Alsace avec l’étiquette d’espoir -notamment après un Mondial U20 XXL remporté avec le Maroc- le natif de Salon-de-Provence patientait jusque-là dans l’ombre, freiné par une concurrence dense sur les ailes. Quelques miettes grappillées, rien de plus. Mardi, c’était l’heure de vérité.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas contenté de remplir la feuille de match.

Positionné côté gauche, Yassine a dynamité son couloir avec une aisance technique déconcertante. Percussions tranchantes, changements de rythme, capacité à éliminer dans les petits espaces : la défense rémoise a vécu une soirée inconfortable. Toujours juste dans ses choix, il a été impliqué dans la majorité des séquences offensives alsaciennes.

Les chiffres, souvent froids, racontent pourtant la chaleur de sa prestation : 4 fautes obtenues, 7 dribbles réussis sur 9 tentés, 14 duels remportés sur 22, 88 % de précision de passes, 3 passes clés et même 4 tacles réussis. Un volume rare pour un joueur offensif, entre créativité et abattage défensif. Logiquement élu homme du match, Yassine a validé bien plus qu’une simple titularisation : il a posé une candidature.

Au coup de sifflet final, le discours restait mesuré, presque lucide « Je me suis bien senti. J’ai bien travaillé pour que le coach me fasse jouer. Comme je travaille bien, j’ai été récompensé sur le terrain. J’ai été sérieux et ça se reflète. Mais j’espère ne pas être bon seulement aujourd’hui. Je vais continuer à travailler et continuer à être bon. »

Une première pierre, solide, dans son aventure strasbourgeoise. À 20 ans, Gessime Yassine a rappelé qu’il n’était pas venu en Alsace pour apprendre seulement, mais pour bousculer la hiérarchie.

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