FECOFOOT : Jean-Guy Blaise Mayolas condamné à la prison à vie pour corruption

FECOFOOT : Jean-Guy Blaise Mayolas condamné à la prison à vie pour corruption

Jean-Guy Blaise Mayolas

FECOFOOT : Jean-Guy Blaise Mayolas condamné à la prison à vie pour corruption

Dans un verdict choc qui ébranle le monde du football congolais, Jean-Guy Blaise Mayolas, président de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT), a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour blanchiment d’argent, détournement de fonds et faux en écriture. Absent lors de l’audience, il a été jugé par contumace, tout comme son épouse et son fils, qui écopent de la même peine. Cette décision judiciaire marque la fin d’une ère trouble pour l’instance dirigeante du football au Congo-Brazzaville.

L’affaire, qui a éclaté il y a huit mois à la suite d’enquêtes approfondies, met en lumière un système de gestion frauduleux au sein de la FECOFOOT. Selon les autorités judiciaires, Jean-Guy Blaise Mayolas est accusé d’avoir détourné environ 1,3 million de dollars provenant de subventions de la FIFA, l’instance internationale du football. Ces fonds, destinés au développement du sport au Congo, auraient été utilisés à des fins personnelles, impliquant des opérations de blanchiment et des faux documents.

Outre Jean-Guy Blaise Mayolas et sa famille, d’autres figures clés de la fédération ont été touchées par ce scandale. Le secrétaire général, Badji Mombo Wantete, et le trésorier, Raoul Kanda, ont chacun été condamnés à cinq ans de prison ferme. Catherine Marie Nandiba et Ngouassika Boula Dasylva Horjeancine, impliquées dans l’affaire, ont également reçu des peines à perpétuité.

Un procès sous haute tension

Le procès, qui s’est ouvert le 4 mars à la Cour criminelle de Brazzaville, a été marqué par l’absence notable de Jean-Guy Blaise Mayolas, qui n’a pas répondu à la convocation. Malgré les recours et appels épuisés par la défense, la cour a rejeté les exceptions de nullité et procédé aux débats sur le fond. Les accusations portaient notamment sur la mauvaise gestion des aides financières de la FIFA et de la Fondation SNPC, révélant un réseau de corruption profondément enraciné.

Élu président de la FECOFOOT en 2018, Jean-Guy Blaise Mayolas était initialement perçu comme un réformateur. Cependant, des soupçons de malversations ont émergé dès 2025, avec des allégations d’enrichissement illicite. L’enquête, lancée en juillet 2025, a rapidement mis en évidence des irrégularités dans les comptes de la fédération, menant à cette condamnation historique.

Conséquences pour le football congolais

Ce verdict tombe comme un coup de tonnerre pour le Comité exécutif (COMEX) de la FECOFOOT, qui se retrouve décapité. Il ouvre la voie à des réformes urgentes dans la gouvernance du football congolais, potentiellement sous la supervision de la FIFA ou de la Confédération Africaine de Football (CAF). Des voix au sein de la communauté sportive appellent à une normalisation rapide pour éviter des sanctions internationales, qui pourraient affecter les Diables Rouges, l’équipe nationale.

La FIFA, qui a fourni les fonds incriminés, n’a pas encore réagi officiellement, mais des sources indiquent qu’une enquête interne pourrait suivre. Ce cas s’inscrit dans une série de scandales touchant les fédérations africaines, soulignant les défis de transparence dans le sport continental.

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