
Photo : Association Sportive des Forces Armées Royales - ASFAR
À quarante-huit heures d’un rendez-vous déjà crucial dans le groupe de la Ligue des champions africaine, la rencontre entre la JS Kabylie (JSK) et l’AS FAR s’est soudainement chargée d’un parfum de crispation.
Si les Marocains ont rallié l’Algérie jeudi matin avec un groupe au complet et des ambitions réaffirmées, leur adversaire du week-end traverse, lui, une zone de fortes turbulences.
Partie de l’aéroport Rabat-Salé à destination de Tunis avant de rejoindre Alger, la délégation de l’AS FAR – environ 38 personnes – s’est installée dans une atmosphère studieuse et sereine.
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Une séance légère est programmée ce jeudi pour effacer la fatigue du voyage, suivie d’un entraînement officiel vendredi sur la pelouse du stade Hussein-Aït-Ahmed, où se déroulera la rencontre.
Avant cela, Alexandre Santos et l’un de ses joueurs se présenteront en conférence de presse d’avant-match.
Après une entame mitigée — une défaite face aux Young Africans suivie d’un nul prometteur contre Al Ahly — les Marocains ciblent clairement un premier succès pour relancer leur campagne continental
Mais, de l’autre côté du terrain, l’ambiance est tout autre. Selon les informations du média algérien Echourouk, les joueurs de la JS Kabylie ont menacé de boycotter le match en raison de retards répétés dans le versement de leurs salaires et primes. Certains n’auraient plus été payés depuis plusieurs mois, tandis que la prime collective de la saison passée, estimée à environ 80 millions de centimes, aurait été tout simplement annulée.
Un épisode de trop pour un vestiaire déjà fragilisé, où la colère s’est exprimée frontalement lors de la dernière séance d’entraînement, en présence de l’entraîneur Joseph Zinnbauer et du manager Karim Doudane. Le président du club, El Hadi Ould Ali, était absent, alors même qu’il avait promis de débloquer la situation avant la récente rencontre face au CR Belouizdad.
À la JSK, on tente désormais d’éteindre l’incendie avant qu’il ne compromette la tenue du match. Les dirigeants s’activent pour trouver un accord express avec les joueurs, tandis que le staff technique tente tant bien que mal de maintenir un minimum de concentration au sein d’un groupe secoué.
Sur le plan sportif, cette crise tombe au plus mauvais moment. Le club kabyle, déjà en manque de repères, voit sa préparation laminée à deux jours d’un choc où il n’a, pourtant, pas le droit à l’erreur.
Le rendez-vous est fixé à samedi, 17h00 (heure marocaine), dans une enceinte de Tizi Ouzou qui attendait un grand rendez-vous continental… sans imaginer qu’il serait précédé d’un tel psychodrame.