Le Maroc en huitièmes de finale de la CAN..Récit d’une soirée parfaite

Le Maroc en huitièmes de finale de la CAN..Récit d’une soirée parfaite

Photo : Fédération Royale Marocaine de Football

Le Maroc en huitièmes de finale de la CAN..Récit d’une soirée parfaite

Pour les autres sélections, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) est lancée depuis plus d’une semaine déjà. Pour nous, elle a réellement commencé ce lundi soir à Rabat. Avec autorité, avec style, et surtout avec cette victoire maîtrisée face à la Zambie qui a remis tout le monde d’accord.

C’est quoi, une soirée parfaite pour les 63.000 supporters présents au stade Prince Moulay Abdellah ? Des applaudissements au coup de sifflet final. Zéro sifflet, zéro polémique. Pas de critiques à l’encontre de Walid Regragui. Et surtout, ce sentiment précieux retrouvé : la confiance, après deux premiers matchs qui avaient laissé planer le doute.

Car oui, le doute était bien là avant le coup d’envoi de Maroc–Zambie. Même les amateurs de calculs et de scénarios improbables s’y étaient mis, au cas où la sélection marocaine échouerait une nouvelle fois à s’imposer. Une seule issue était tolérable : la victoire. Et si possible, avec du jeu.

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Personnellement, je reste fidèle à mon rituel depuis le début de la compétition. Train Casablanca–Rabat à 15h00, arrivée vers 16h00. Quatre heures  avant le coup d’envoi. Le temps d’observer, de sentir l’ambiance monter, d’échanger entre collègues. Chacun y va de son pronostic, de sa lecture tactique. Certains profitent aussi de ce rendez-vous presque familial pour nouer des liens avec des confrères venus d’ailleurs.

À 19 :00, je passe en direct avec un collègue tunisien. La composition officielle déjà en main. Première analyse, en direct sur Facebook. Et cette fois, les changements sont nombreux par rapport aux deux premières rencontres : Masina à la place d’El Yamiq, Chibi sur le côté droit de la défense, Amrabat absent, Abde présent sur les ailes. Enfin, Walid Regragui aligne le onze que beaucoup attendaient.

Les connaisseurs du football marocain n’ont pas été surpris. Quand les bons choix sont faits, le jeu suit. Et ce fut le cas dès les premières minutes, jusqu’au coup de sifflet final. Un Maroc juste, fluide, dominateur, maître de son sujet.

En tribune de presse, les commentaires fusent. Des comparaisons pour Brahim Díaz, “à la Messi”. Et puis ce moment suspendu : le bijou acrobatique d’Ayoub El Kaabi pour le troisième but. Tout le monde se lève. Lui, il est né pour marquer de cette manière. Depuis que je l’ai vu pour la première fois avec la sélection, lors du CHAN 2018 au Maroc, El Kaabi a toujours eu ce sens du geste spectaculaire, du but qui marque les esprits.

Le rendez-vous est désormais pris. Dimanche prochain, 17h00, pour le huitième de finale.

Cette fois, c’est sûr : la vraie CAN peut commencer.

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