
Patrice Motsepe & Véron Mosengo-Omba
« J’ai reçu un appel un soir de Véron, qui m’a dit : “Président, j’ai besoin de vous parler.” C’était après que nous avions déjà eu de nombreuses discussions sur divers sujets », a raconté Patrice Motsepe.
Véron Mosengo-Omba, d’origine congolaise (né en Suisse), a ensuite demandé à rencontrer son président en Afrique du Sud pour un entretien en privé. Lors de cette réunion, il lui a expliqué sa décision : le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, l’avait personnellement sollicité, au nom du peuple congolais, pour contribuer au développement du football dans son pays d’origine.
Le Président de la #CAF, le Dr Patrice Motsepe 🇿🇦 révèle les raisons du départ de Veron Mosengo-Omba 🇨🇩.@CAF_Online @VeronMosengo pic.twitter.com/DT5zmTS6LK
— Foot d’Afrique (@Foot_dafrique) March 29, 2026
« Il m’a dit : “Écoutez, je suis très déterminé, mais je ressens le besoin d’apporter ma contribution au développement du football dans mon pays, là où j’ai grandi” », a rapporté Motsepe en citant son ancien collaborateur.
Cette révélation intervient le jour même où Véron Mosengo-Omba a officiellement annoncé sa démission après plus de cinq ans à la tête du secrétariat général de la CAF (depuis mars 2021). Dans un communiqué publié ce dimanche, l’intéressé a évoqué « plus de 30 ans d’une carrière professionnelle internationale » et son désir de se consacrer à « des projets plus personnels ». Il a assuré quitter ses fonctions « sereinement et sans contrainte », après avoir, selon lui, dissipé les doutes et accusations portés à son encontre, laissant une institution « plus prospère que jamais ».
Patrice Motsepe n’a pas caché l’aspect humain et patriotique de la décision. Il a présenté le choix de son ancien secrétaire général comme un acte de retour aux sources, motivé par l’appel d’un chef d’État et le désir de servir le football là où il a grandi.
Le Nigérian Samson Adamu a été nommé secrétaire général par intérim en attendant la désignation d’un successeur définitif.
Cette transition intervient à un moment clé pour le football africain, avec les débats autour de l’organisation de la CAN et les efforts continus pour renforcer la compétitivité du continent sur la scène mondiale.