
Jean-Jacques Ndala Ngambo
Le Congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo a été désigné pour diriger le match aller prévu le 17 mai 2026 à Pretoria. Un choix qui, loin de faire l’unanimité, provoque une véritable crise interne au sein de la commission des arbitres de la CAF.
Le nom de Jean-Jacques Ndala Ngambo n’est pas inconnu des amateurs de football continental. En janvier 2026, il avait officié la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN 2025, entre le Maroc et le Sénégal au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Un match qui s’était soldé par une histoire mémorable selon de nombreux observateurs, avec des décisions contestées qui continuent de faire débat plusieurs mois plus tard.
🇨🇩 Le Congolais Jean‑Jacques Ndala a été désigné par la CAF pour arbitrer la finale aller de la Ligue des champions africaine 2026 prévue le 17 mai prochain. Un choix qui ne fait pas l’unanimité… On t’explique pourquoi.#RDC pic.twitter.com/TbM4z60QRO
— Brut Afrique (@BrutAfrique) May 7, 2026
Malgré ces critiques persistantes, le président de la commission des arbitres de la CAF, le Congolais Olivier Safary, a défendu bec et ongles la nomination de son compatriote. Selon des sources internes, plusieurs membres de la commission des arbitres de la CAF seraient vivement opposés à ce choix, estimant que Jean-Jacques Ndala Ngambo portait encore le poids des controverses de la CAN 2025. Le débat aurait été houleux avant que Olivier Safary ne tranche en faveur de son protégé.
Du côté marocain, cette décision passe mal. Voir un arbitre ayant dirigé une finale de CAN controversée face à l’équipe nationale marocaine revenir pour une finale de Ligue des champions de la CAF suscite forcément des interrogations légitimes sur la neutralité et la sérénité de l’arbitrage.
Mamelodi Sundowns, de son côté, reste une machine bien huilée en Afrique australe. Les Sud-Africains aborderont cette finale avec confiance, mais tous les yeux seront tournés vers l’homme en noir.
Cette affaire révèle une fois de plus les tensions internes au sein de l’institution dirigée par Patrice Motsepe. La CAF cherche à promouvoir des arbitres africains expérimentés, mais elle peine parfois à gérer la perception d’impartialité. Nommer un arbitre contesté pour une rencontre aussi prestigieuse risque d’alourdir l’atmosphère déjà électrique d’une finale aller disputée en Afrique du Sud.
En attendant le 17 mai, une chose est sûre : le match ne se jouera pas seulement sur le terrain de Loftus Versfeld, mais aussi dans les couloirs feutrés de la CAF. Le football africain, avec ses passions et ses intrigues, reste décidément imprévisible.